Déclaration du NPA
Par NPA56 le dimanche, 7 juin 2009, - Européennes - Lien permanent
Déclaration du nouveau parti anticapitaliste
Avec
un taux d'abstention très élevé, le scrutin du 7 juin marque le rejet,
ou pour le moins le désintérêt, qui frappe les institutions
européennes. En restant chez eux, nombre d’électeurs, en particulier
parmi les jeunes et les classes populaires, envoient un message clair :
cette Europe n’est pas la nôtre !
Il faut dire que tout a été fait pour que grandissent cette colère et
cet éloignement. Les partis institutionnels, dont le Parti Socialiste,
se sont assis sur le non au référendum de 2005 en faisant passer par la
voie parlementaire un traité jumeau. Quelle façon de dire clairement à
la population, que son avis ne compte pas, que la gestion de l’Europe
capitaliste est une affaire trop sérieuse pour être confiée au peuple !
C'est aussi cette politique que le PS paye aujourd'hui.
Le
Parlement qui sort de ce suffrage manque de légitimité. Il ne donne pas
une photographie réaliste du poids de chaque formation politique dans
le pays.
Cependant, dans cette situation, le NPA, né voilà quatre mois,
s'affirme, d'après les premières estimations qui le situe autour de 5%,
comme une force politique nationale.
Le pouvoir ne sort pas grandi
de cette échéance. Il a voulu évacuer la crise économique de cette
élection, en jouant une nouvelle fois sur les peurs et les fantasmes :
l’insécurité et la Turquie. Pourtant l'essentiel de la crise et des
mobilisations sociales sont devant Sarkozy et le Medef.
Les attaques qui redoubleront venant du pouvoir et du patronat
nécessitent une opposition déterminée et la défense d’une politique
anticapitaliste. Une gauche de combat, pas une gauche de cogestion du
système capitaliste, des institutions européennes aux collectivités
locales. Nous continuons à proposer à toutes les formations de la
gauche antilibérale et anticapitaliste un accord durable valable dans
les échéances sociales et politiques à venir, pour encourager la
convergence des luttes, plus que jamais nécessaire.
Montreuil, le 7 juin 2009
à 20h15


Commentaires
Les premiers résultats indiquent clairement qu'une alliance de la gauche non socialiste aurait créé une dynamique unitaire et mobilisatrice qui pouvait talonner le ps, et redonner espoir et perspective au peuple de France.
Le travail de division et les appels à l'abstention ont permis à l'ump d’être en tête, mais avec 28% Sarkozy est loin d'être majoritaire dans le pays.
Avec 60% d'abstention, c'est aussi le désaveu du peuple pour une europe tournée contre ses intérêts, les voix des abstentionnistes sont surtout des gens qui votent traditionnellement à gauche, et l’ump ne peut chanter victoire.
Quant au parti socialiste il paie le prix de sa tentation au centre et son refus d’avoir un programme en rupture avec le libéralisme.
Pour la gauche non socialiste, certains devront revoir leur stratégie, car personne ne peut se satisfaire de l'échec d'une campagne de désunion.
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nb : pouvez-vous modérer vos petits copains de Bellacio qui une fois encore m'ont censuré et interdit de publication sur ce site.
Bellaciao; espace de liberté d'expression
Et bien voilà, la liberté d’expression c’est pas pour tout le monde, mon message n’est pas resté longtemps, bien qu’il y ait eu des réponses, a été rapidement supprimé et je suis à nouveau INTERDIT de publication.
Bellaciao; espace de liberté d'expression, avez-vous dit ? ? ? Est-ce ça la liberté ? ? ?
Message pas dans « la ligne » ! ! !
[« Abstention ? ! NON ! ! »
sur Bellacio , le samedi 6 juin 2009 (12h34)
« Abstention ? ! NON ! ! »
Lancer un mot d’ordre d’abstention alors que tous les instituts de sondages le donnent à prés de 60%, me semble un peu facile, qui pourra s’en réclamer demain ? A qui profite l’abstention ?
L’abstention, ce n’est pas mon point de vue.
Ce n’est pas mon point de vue, c’est au contraire encourager la droite, qui sortira victorieuse de ces élections, laissant les mains libres à Sarkozy pour accélérer ses réformes et sa politique que nous refusons. S’abstenir , c’est aussi briser l’élan revendicatif, donc encourager aussi le medef C’est le peuple qui trinquera une fois de plus au non de principe, de mots d’ordre, de divisions qui ne régleront rien. J’irai voter, pour donner un carton rouge à Sarkozy Le droit de vote, n’est pas tombé du ciel, mais un droit arraché de haute lutte dans notre pays, alors que bien des peuples n’en bénéficient pas. Des générations se sont battues pour que nous ayons ce droit, nous avons un devoir envers nos aînés, exercer ce droit, voter c’est un acte citoyen.
C’était Rocard et le PSU qui en 68 déclaraient "élections piège à cons", on voit où ça mène, non merci, je voterai le 7 juin, je voterai pour les candidats du front de gauche, même si je ne m’y retrouve pas pleinement, mais donner ma voix à la droite et aux patrons, JAMAIS. J’irai voter, car les combats que l’on ne gagne pas sont ceux que l’on ne mène pas, s’abstenir, c’est refuser de se battre, et je n’en serais pas. (je sais je sais, bonnet blanc, blanc bonnet abstention du PCF en 1969 au second tour des présidentielles, mais ça n’a rien à voir).
Bien sur si l’on ne partage pas mon point de vue, on peut me casser la gueule sur internet, pas grave, c’est virtuel.